Shutter island, de Dennis Lehane

Encore une fois, j’ai changé un des auteurs de ma liste et j’ai remplacé Jonathan Littell et ses « Bienveillantes » par « Shutter island » de Dennis Lehane.

En effet, après avoir lu « Suite française » d’Irène Nemirovsky je n’avais plus trop envie de me replonger à nouveau dans la seconde guerre mondiale et ses horreurs. De plus, j’ai été tellement marquée par ce dernier roman que j’avais peur d’être déçue par « Les bienveillantes ».

J’ai donc pris à la place un des livres achetés au Boekenfestijn et dont la quatrième de couverture a titillé ma curiosité. 😀

Un petit résumé maison de « Shutter island » (« l’île close » en français)?

Années 1950. Une prisonnière très dangereuse s’est évadée mystérieusement d’un asile d’aliénés situé sur une île au large de Boston. Les marshals Daniels et Aule sont envoyés sur place afin de la retrouver. Mais pas seulement. Car l’île renferme d’étranges secrets…

J’ai vraiment de la chance avec mon Challenge ABC. Jusque là il y a eu beaucoup de livres que j’ai vraiment aimés, et celui-ci en fait partie. Certes, ce n’est pas un coup de coeur mais il s’en est fallu de vraiment peu. Et pourtant, c’est un polar, un genre que j’apprécie peu en temps normal! 🙂

J’ai vraiment beaucoup aimé l’ambiance qui se détache de se livre, ce sentiment de claustrophobie et d’angoisse qui augmente peu à peu, alors que l’histoire se fait de plus en plus complexe et que le lecteur se met à se demander où est-ce que cela peut bien le mener.

Les personnages sont également très fouillés et cela se sent que Dennis Lehane a essayé de les rendre les plus humains possibles, qu’il a travaillé à fond leur psychologie. Ils ont leur histoire, leurs doutes, leurs blessures… On s’attache à eux, on les comprend.

« Shutter island » m’a fait penser à « L.A Confidential » de James Ellroy… enfin, plus exactement à l’adaptation de « L.A Confidential » (j’ai le livre à la maison mais je n’ai pas encore eu le temps de le lire). Certainement car cela se situe à peu près à la même période. Egalement car on retrouve là aussi des policiers et des manigances, toutes plus tarabiscotées les unes que les autres. Aussi parce que les personnages féminins y sont aussi sombres et torturés que les personnages masculins (ce qui nous change).

Dans le même registre, « Shutter island » m’a évidemment fait pensé à un très chouette film, qui possède le même ressort dramatique. Mais je n’en dirai pas plus afin de ne rien gâcher. 😉

Toutefois… il y a un petit bémol. Malheureusement pour moi, j’ai vu la fin arriver dès les 70 premières pages (tout comme ce fameux film dont on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom 😉 ). Alors que je ne vois jamais rien venir dans les polars que je lis de temps en temps (je préfère « suivre » l’auteur plutôt que de chercher à deviner ce qui va se passer). Peut-être l’ai-je su parce que je suis psy? Je ne sais pas. En tout cas, j’ai espéré tout au long du roman que la fin ne serait pas celle que j’entrevoyais, car elle me semblait trop simple. Mais encore une fois, je pense que ce petit embarras est lié à moi. J’ai en effet lu plein d’avis où les lecteurs étaient d’un avis tout à fait contraire au mien.

Malgré cela, j’ai néanmoins trouvé ce dénouement très bien ficelé et intéressant à lire, et il permet de comprendre tout ce qui s’est passé précédemment au cours du roman. C’est déjà pas mal! Certains auteurs laissent tout un nombre de questions sans réponse, ce que je trouve particulièrement frustrant. Là, rien à redire, Dennis Lehane a veillé au grain. 😀

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6 Commentaires

Classé dans En anglais, Lecture dans le cadre du Challenge ABC 2008

6 réponses à “Shutter island, de Dennis Lehane

  1. Tout pareil y compris la fin. 🙂 j’ai adoré ce livre

  2. Rien vu venir (c’est vrai que, sinon, c’est dommage !) et comme je te rejoins pour ce qui concerne les qualités de ce roman, je l’ai trouvé excellent !

  3. keke

    moi aussi j’ai adoré la fin meme si je reste perplexe sur les deux dernieres pages.par contre j aurai voulu savoir si tu pouvais m envoyer le nom du film par mp

  4. nic

    moi je ne pense pas avoir vraiment bien compris la fin!?!?!?!

    quelqu’un peu m’aider?

  5. Pingback: Blog-O-Book » Shutter island

  6. delphine

    Pour ma part, ce livre me fait penser au film k-pax avec Kevin Spacey.
    Je pense qu’on est du début à la fin dans le délire schizo, des délires qui se tiennent tellement bien que ça devient des réalités parallèles (voir l’armée des 12 singes) ; c’est pourquoi le Dr. Shennan reste très marqué par Teddy qu’il a découvert durant ces 4 fameux jours de mise en scène, Teddy personnage a part entière, c’est avec lui qu’il a communiqué pas avec Laeddis, il a été marqué par sa réalité, comme nous…
    Dans ce prologue Shennan semble rendre un hommage posthume, peut-être emprunt de culpabilité, à ce Marshall qu’il a brièvement « connu » et qu’il n’a pu sauver. Pas plus qu’il ne peut sauver les bribes de sa mémoire qui s’échappent telles des feuilles dans un livre qu’on secoue…
    Comment interpréter autrement la fin de cette histoire ? Des aides soignants munis d’un attirail médical (ballot blanc et métal) viennent près de « Teddy »et « Chuck »après qu’on leur ait fait signe d’intervenir… une fome de communication déviante que nous sert Lehanne, tout est suggéré…en langage schizo : tout est dit…

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