Zut, on a encore oublié madame Freud… de Françoise Xenakis

xenakisComme le veut la tradition (comment? Mais si y en a une :-)), voici la quatrième de couverture:

« Eh oui, il y avait une Mme Freud! Une gracieuse et sereine bourgeoise mais que son instinct et quelques ‘images’ d’enfance avaient instruite très tôt de ces choses que son cher Sigi peinerait tant à découvrir… Et Mme Marx, vous connaissez? Elle s’appelait Jenny von Westphalen, et c’était une jolie baronne. Dans l’ombre du génial et coléreux prophète, l’attendait une vie écrasée par la plus noire misère. Et Xanthippe, la femme-enfant de Socrate, était-elle vraiment la méchanceté même? Et Adèle Hugo, était-elle réellement aussi sotte? Dans ces biographies semi-imaginaires et pimentées d’érotisme, Françoise Xenakis a voulu sauver de la médisance ou de l’oublie ces femmes qui toutes ont vécu un amour hors du commun. Mais qu’il est dur parfois d’être l’épouse d’un grand homme! »

J’ai choisi ce livre parce qu’il y a peu d’auteurs qui portent un nom commençant par X mais aussi parce qu’il y a bien des années j’avais entendu la chronique de ce livre à la radio. Je l’avais oublié, puis en faisant le tour des bouquinistes je suis tombée dessus et je me suis dit que ça serait une bonne occasion d’enfin le lire. 🙂
Le livre se présente sous forme de cinq nouvelles ayant chacune pour héroïne une épouse illustrement inconnue.
J’aime bien le principe de parler de ceux et celles auxquels on ne pense jamais quand on parle de ces « grands hommes », comme s’ils avaient vécu en ermite toute leur vie. Pourtant, c’est loin d’être le cas! Le lecteur découvre que bien souvent ces hommes célèbres ont fait vivre une vie de misère à leur famille, comme par exemple les Marx qui ont vécu dans les coins les plus pourris de Londres* et dont un des enfants est mort de faim. Ou encore Mahler dont une lettre est reproduite et qui demande à sa fiancée et future épouse de renoncer à composer de la musique (alors que c’était une de ses passions) car il ne pouvait y avoir qu’un seul Mahler compositeur!
Néanmoins, il ne faut pas oublier qu’une bonne partie de ces nouvelles est romancée et sortie de l’imagination de Françoise Xenakis, donc il ne faut pas tout prendre pour argent comptant.
J’ai plus accroché aux histoires de Mmes Marx, Hugo et Mahler. Xanthippe ne m’a pas trop intéressée car bien évidemment il n’était pas facile de parler d’elle avec le peu de renseignements que l’on possède et quant à Mme Freud je pense que j’ai tellement été gavée avec son très cher mari au cours de mes études de psychologie que j’éprouve un rejet définitif pour tout ce qui le touche de près ou de loin. ^^
Au final j’ai bien aimé lire ce court livre (250 pages) et je l’ai trouvé agréable, même si ce n’était pas la révélation du siècle. 🙂

* Pour une description de la vie dans les quartiers de Londres où Jack l’Eventreur s’est « amusé comme un petit fou », je vous conseille de lire « le Peuple d’en bas », de Jack London.

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Classé dans Lecture dans le cadre du Challenge ABC 2008

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